Why I Tie Flies


For me, tying flies has become an integral part of fly fishing. I couldn’t imagine being a fly fisherman without tying my own flies. This is purely a personal perspective and this post is not intended to “give a lesson” to those anglers who love the sport of fly fishing but have neither the time nor the inclination to tie their own flies. When I first started to fly fish, I bought all my flies. I was far too intent on trying to “master” fly casting, learn how to spot fish, read currents or tides, educate myself about fish habitats and feeding patterns. I made the move to tying my own flies (and by extension attempting to build my own rods), because I wanted to get what I saw as the total fly fishing experience: build the rod, tie the fly, stalk, catch and release the fish. I’m no expert in any of these fields by a long shot, but with time I feel that I have become a better angler through fly tying, in both fresh and saltwater. When I made my first clumsy attempts with thread, bobbin, hook, bucktail, feathers and flash, I was solely concentrating on reproducing the model I was using taken from one of the many fly fishing magazines or online sources I subscribe to or follow regularly. Over time and, in particular, as the actions of fly tying became more comfortable and natural, I began to think about other things: what sort of fish was I tying the fly for; what was its habitat; what sort of movement would I need to attract a strike; how deep would I need to fish the fly; was I looking to exactly imitate the “natural” or was I simply looking to give an impression of colour, form and movement? I started to really take notice of which flies worked where and when and also to build my confidence in specific patterns that regularly caught fish.

Today, I take real pleasure in sitting down for a session at the vise and making the link between a planned trip to the river or the flats, the species I intend to target and the flies I tie. I share my thoughts (and ask numerous questions) with friends and members of online communities who are far better fly tiers than I am. And it is this aspect which I think has made me a better fly angler: a deeper understanding of the complex relationship between the strategy and tactics needed for a specific piece of water, a particular species of fish, the prevailing conditions and the fly which will give me the best chance of success. That doesn’t mean that there aren’t days when I come home without a single point on the board, having seen fish follow my flies but not go in for the take. But those are also the days which help refine my approach to tying and presenting the fly (so there is a positive side beyond the frustration).


Ultimately, I tie flies because I love the sport (and some would say the art) of fly fishing. I love the sense of anticipation as I sit and thread together the separate parts which create the finished fly. I love the challenge of presenting one of my own creations to a wild fish in the hope that all my calculations will come together on the water. And I love the thrill of the take, feeling the tug, seeing the strike, playing the fish and ultimately gently releasing a wonderful sports fish back into its natural environment. It is for all those reasons that I tie flies.

***

Pour moi, monter des mouches est devenu partie intégrante de la pêche à la mouche. Je ne pourrai imaginer être « moucheur » sans monter mes propres mouches. C’est un avis purement personnel et ce post n’a aucunement l’intention de « donner des leçons » à ces passionnés de la pêche à la mouche qui n’ont ni le temps, ni l’intérêt de monter leurs mouches. Lorsque j’ai débuté comme moucheur, j’ai acheté toutes mes mouches. J’étais bien plus concentré sur le défi de « maîtriser » le lancer, apprendre comment repérer un poisson, lire les courants ou les marées, m’éduquer sur les habitats et habitudes des poissons. J’ai décidé de monter mes propres mouches (et par extension me lancer dans le montage de cannes à mouche) parce que je voulais vivre ce qui est, à mon sens, l’expérience totale de pêche à la mouche : fabriquer sa canne, monter sa mouche, repérer, attraper et relâcher son poisson.

Je suis très loin d’être un expert dans ces domaines mais, au fur et à mesure, j’ai l’impression que j’ai fait des progrès en pêche à la mouche, en rivière et en mer, grâce au montage des mouches. Lorsque j’ai fait mes premiers essais maladroits avec fil, bobine, hameçon, queue de daim, plumes et flash, je me suis uniquement concentré sur la reproduction du modèle que j’avais vu dans l’un des nombreux magazines et sites web de pêche à la mouche auxquels je suis abonné. Avec le passage du temps et, en particulier, avec l’habitude des mouvements nécessaires pour le montage, j’ai commencé à penser à d’autres choses : à quel type de poisson était destiné ma mouche ; quel était son habitat ; quel type de mouvement dans l’eau était nécessaire pour l’attirer ; à quelle profondeur était-il nécessaire de pêcher ; est-ce que j’essayais d’imiter la nature parfaitement ou est-ce que je voulais simplement donner une impression de couleur, de forme et de mouvement ? J’ai réellement commencé à identifier les mouches qui fonctionnaient bien (et dans quelles conditions) et d’avoir confiance en certains modèles qui prenaient régulièrement du poisson.

Aujourd’hui, c’est un réel plaisir de m’asseoir devant l’étau et faire le lien entre une sortie projeté à la rivière ou sur les flats, l’espèce ciblée et les mouches que je monte. Je partage mes réflexions (et pose de nombreuses questions) avec des amis et des membres de communautés en ligne qui sont de loin plus experts que moi en la matière. Et c’est cet aspect-là qui m’a fait progresser comme moucheur : une meilleure connaissance de la relation complexe entre les stratégies nécessaires pour un lieu de pêche spécifique, une espèce particulière de poisson, les conditions du jour et la mouche qui me donnera le maximum de chances de réussite. Cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de jours où je rentre bredouille, ayant vu des poissons suivre mes mouches sans les prendre, mais ce sont également ces moments-là dont on peut tirer des leçons pour améliorer le montage et la présentation des mouches (donc il y a quand même un côté positif, malgré la frustration).

En fin de compte, je monte des mouches parce que je suis passionné par ce sport (et d’aucuns diraient cet art) de la pêche à la mouche. J’adore le sens d’anticipation que je ressens en rassemblant avec le fil les parties éparses qui créeront la mouche finie. J’adore le défi de présenter l’une de mes créations à un poisson sauvage avec l’espoir que tous mes calculs vont conduire à la réussite dans l’eau. Et j’adore voir et sentir un poisson gober ma mouche, ressentir la tension sur la soie, vivre la lutte et, au bout, doucement relâcher un merveilleux poisson dans son environnement naturel. C’est pour toutes ces raisons que je monte des mouches.


Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

w

Connecting to %s